3 outils pour en finir avec l'anxiété inspirés de la thérapie métacognitive

Mis à jour : juil. 20

Tu es découragée et tu manques d’énergie pour te lancer dans des projets épanouissants ? Tu penses plus que tu n'agis ?


Voici 3 bonnes pratiques de santé mentale issues de la thérapie métacognitive pour arrêter de te prendre la tête et de faire du sur place.

Épuisée alors que la journée n’a pas encore commencé ?


Laisse-moi te raconter une histoire qui risque de te sembler bien familière...


7h00, le réveil sonne, tu n’as pas encore ouvert l’œil droit que ton cerveau se met déjà à surchauffer.


Tu commences par faire la liste mentale de tous tes rendez-vous prévus dans la journée. Tu anticipes déjà l’entretien de 9h00 avec un client récalcitrant. C’est sûr, tu n’es pas assez préparée.


Une vague de stress t’envahit à cette idée. Il va sûrement se dire que tu n’es qu’un bras cassé et tu risques de te faire taper sur les doigts par ton chef.


Tu serais tellement ravie que le monde oublie ton existence et te laisse un peu tranquille...

Tu t’accordes 10 minutes de répit supplémentaire et tu repousses ton réveil en te cachant bien profondément sous ta couette.


Quelques minutes plus tard, le réveil est toujours aussi douloureux. Contrairement à ce que tu avais souhaité, ton stress ne s’est pas du tout évaporé comme par magie.


Tu consultes frénétiquement Instagram à la recherche d’un peu de distraction. Mais cette action banale se transforme vite en séance de torture. Entre les conseils vegan que tu essaies de retenir pour plus tard (tu devrais vraiment manger moins de viande) et les obscènes preuves de réussites sociales de la planète toute entière (apparemment, il n’y a vraiment que toi qui ne sais pas comment faire pour réussir ou pour être heureuse), tu te sens vraiment nulle alors que tu n’as même pas encore levé ta tête de l’oreille.


Tu as besoin d’un peu de temps pour te remettre de tous ces sentiments de culpabilité et de honte que tu as envers toi-même.


Tu décides donc de repousser ton réveil encore un peu.


Encore un peu...


Il est 8h30 ! Tu es à la bourre totale et ton rendez-vous tant redouté commence dans 30 minutes.


Affolée, tu sautes du lit en panique, les cheveux en bataille, tu enfiles un pantalon de pyjama (vive le télétravail) et tu allumes ton PC, une tasse de café à la main.


Tu te sens lourde, assommée, épuisée... Et la journée n’a pas encore commencé.


Un état dépressif latent


Tu t’es reconnue dans ce scénario catastrophe ? Toi aussi tu passes tes journées à te prendre tellement la tête que tu ne prends aucune décision et tu ne passes jamais à l’action ?


Si c’est le cas, tu fais du sur place et tu perds confiance en toi. Cette situation provoque beaucoup d’anxiété et peut-être même que tu vis en permanence enfermée dans un état dépressif qui plombe tes journées.


Tu as déjà tout essayé : psy, hypnose, yoga, boxe, alcool, gingembre, tisanes ayurvédiques, méditation, compter les moutons...


RIEN N’Y FAIT. Tu penses encore et toujours, même parfois encore plus.


La conclusion de toutes tes réflexions finit par t’accabler : tu n’es qu’un grain de sable impuissant, inutile et la vie manque cruellement de sens.


La conséquence de ces ruminations mentales anxiogènes : tu es épuisée, tu n’as plus envie de rien et tu n’imagines même pas qu’il soit possible de te sentir mieux un jour.

Peut-être que tu vis dans un état d’anxiété ou de déprime constant qui t’empêche de profiter de la vie.


Penser moins pour vivre plus, la thérapie métacognitive


J’ai connu un état latent de dépression pendant plusieurs années. Je m’en suis rendu compte en discutant avec une amie qui venait de vivre un événement tragique dans sa vie et qui m’exprimait sa peine.


Alors qu’elle me décrivait ses sensations de lourdeur et sa crainte de ne plus jamais pouvoir revivre du bonheur à nouveau, je pris conscience d’une chose : moi, je vivais cette lourdeur au quotidien (dans une moindre mesure évidemment).


Dans ma vie, rien n’était simple. Rien n’était fluide. Rien n’était amusant. Tout était tragique et pénible.


En me rendant compte que j’étais enfermée dans un état d’esprit dépressif, mon esprit logique reprit le dessus : cela voulait donc dire que ça pouvait changer.


Oui, je pouvais vivre les choses différemment et le bien-être état à ma portée. Ce poids qui teintait mes journées d’un gris assommant n’était pas une fatalité, je pouvais m’en libérer. Mais, comment ?


Durant un de mes voyages, j’arpente comme à mon habitude les rayons des librairies, curieuses de découvrir les Best Sellers internationaux dans le domaine du développement personnel.


Tout de suite, un titre me saute aux yeux : LIVE MORE, THINK LESS de Pia Callesen.


Ce livre, désormais disponible en français, présente en quelques étapes le processus qui permet de se détacher de ses pensées pour se prémunir durablement des idées noires et de l’anxiété. Un outil qui a transformé ma vie dès les premières pages alors que je découvrais le principe de la thérapie métacognitive, une psychothérapie axée sur la modification des croyances métacognitives qui perpétuent les états d'inquiétude, de rumination et de fixation de l'attention.


Je me suis alors décidée à suivre la thérapie proposée par le Centre dirigé par Pia Callesen au Danemark (par vision-conférence) et c’est avec l’aide de mon thérapeute, Nikolai, que j’ai modifié ma manière de penser pour m’extraire définitivement de mon anxiété chronique et pesante.


Les 3 clés pour dépasser l’anxiété et l’état dépressif grâce à la thérapie métacognitive


1. Arrêter de vouloir penser moins


Pense à un éléphant rose.


Visualise-le.


Maintenant, ferme les yeux... Et pense à tout ce que tu veux SAUF à un éléphant rose.


Normalement, ça ne devrait pas être très facile pour toi. Plus tu essaies d’ignorer l’éléphant rose, et plus il s’acharne à s’imposer dans tes pensées. Éviter de penser à quelque chose te prend énormément d’énergie.


C’est comme si tu étais dans la mer et que tu passais ton temps à vouloir immerger un ballon gonflable. Tu vas très vite t’épuiser et à la moindre occasion, il va te sauter au visage !

Maintenant, ferme les yeux... Et pense à tout ce que tu veux, tu peux même penser à l’éléphant rose si tu le souhaites.


Normalement, tu vas penser un peu à l’éléphant rose, mais comme tu ne dépenses pas de temps ou d’énergie à te concentrer sur lui (pour qu’il apparaisse ou disparaisse), tu devrais vite te remettre à penser à tout un tas de choses : de l’humeur acariâtre de ton manager à ce que tu vas manger ce soir.


La conclusion ?


Au lieu de vouloir penser moins (retenir le ballon sous l’eau), l’idée est d’observer tes pensées pour ce qu’elles sont : des pensées. Si tu laisses dériver tranquillement le ballon sur les vagues de ton océan intérieur, il finira par disparaître de ton paysage.


Ce ballon, ce sont tes pensées parasites du style « je ne suis pas assez bien », « et si le ciel me tombait sur la tête », « est-ce que je devrais changer de job » qui quand tu essaies de les triturer (les faire disparaître, les ignorer, les résoudre) te provoquent stress et anxiété.


Ton premier exercice va donc être de repérer ces pensées parasites.


« Et ensuite j’en fais quoi », tu vas me dire.


Rien, tu ne fais rien.


Tu les observes en prenant conscience qu’il s’agit juste d’une pensée parasite et c’est tout.


2. Ne plus craindre tes émotions


Voici ce qui a peut-être été l’élément le plus déclencheur pour moi : me rendre compte que mes émotions ne peuvent en aucun cas me faire de mal.


La tristesse, la colère, la peur, l’humiliation, la gêne... Ne peuvent pas me blesser physiquement ni me mettre en danger. Je n’ai donc pas à avoir peur de ressentir ces émotions.


Or, si j’essaie d’ignorer certaines pensées ou si je fais une fixation sur certaines d’entre elles pour essayer désespérément d’y apporter une réponse, c’est bien parce que j’ai peur de ressentir certaines émotions.


Si je n’ai plus peur de ces émotions, si je n’essaie plus de les éviter, je n’ai plus besoin de me prendre la tête à essayer d'éviter les pensées qui les génèrent.

Comment faire concrètement ?


Personnellement, quand je sens que je commence à me crisper ou à me prendre la tête, je respire un grand coup et je me positionne en observatrice : quelles émotions suis-je en train d’essayer d’éviter ?


Quelles pensées génèrent ces émotions ? Et j’observe et j’accueille.


C’est OK, la peur ne peut pas me blesser, la colère n’est pas dangereuse, etc...


3. Passer à l'action


Comme tu le sais désormais, si tu fuis une situation, c’est parce que tu anticipes.


Tu « overthink », tu penses trop à ce que tu devrais faire, ce qui pourrait tourner à la catastrophe et à quel point tu te sentirais mal si ce pire scénario se produisait.


Tu y penses tellement que tu passes plus de temps à y penser qu’à le faire vraiment.


Quand tu te rends compte que tu es dans cette boucle de l’autosabotage mental, passe à l’action (en plus des 2 autres étapes citées plus haut, bien sûr).


Imagine la plus petite, minuscule, microscopique action que tu pourrais mettre en œuvre dans la direction de ton envie.


Dans cette Masterclass Offerte, je te présente les 3 premières actions à mettre en place pour retrouver plus de sens et de motivation dans ta vie professionnelle.



Un quotidien libéré d'anxiété, ça ressemble à quoi


Je ne vais pas te mentir : je ne suis pas devenue un bouddha ambulant grâce à la thérapie métacognitive. Mais je dirais que je suis sortie durablement (6 mois sont passés depuis la fin de mon suivi) d'un état dépressif et anxieux qui pesait sur ma vie depuis 2 ans.


  • J'ai toujours des angoisses mais que j'arrive à désamorcer plus rapidement pour éviter l'épuisement.

  • Je stresse toujours aussi facilement mais je fais de la prévention pour éviter l'explosion.

  • Je vis toujours des phases hautes et basses mais les "bas" sont moins intenses et durent moins longtemps. Je les vis dans l'accueil sans éviter de les ressentir.


Le résultat ? J'ai plus de disponibilité mentale pour créer et vivre des moments agréables.

Imagine, ça changerait quoi dans ta vie si tu avais l’esprit plus léger et que ton niveau d’anxiété diminuait drastiquement ?


Tu souhaites penser moins pour vivre plus ? Réserve ta séance de prise de contact ici.

Alors ? On commence quand ?


Je m'appelle Céline, je suis coache certifiée pour cadres et entrepreneurs atypiques, je suis aussi consultante pour les entreprises qui souhaitent proposer une expérience optimale du travail à leurs équipes.


J'aide mes client.e.s à définir et à concrétiser des projets professionnels à leur image. J’ai développé ma propre méthode d'orientation professionnelle, découvre-là ici.


J'interviens en entreprise pour accompagner la transformation des pratiques de management healthy.

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