5 croyances héritées de mon éducation qui foutent la merde dans mes relations



Depuis mon épisode dépressif qui débuta en 2017, j'accorde beaucoup d'importance aux programmes intérieurs que j'ai dans la tête et qui dictent ma façon d'être et la manière dont je perçois la réalité.


Ces programmes, on les appelle en coaching les "croyances limitantes". Il s'agit de toutes les choses que tu croies vraies, sur toi, sur le monde et qui ont été encodées en toi à travers ton éducation et ton expérience de la vie et qui dictent ton comportement, parfois à ton insu.


D'où viennent les croyances


Il y a plein de moyen d'expliquer pourquoi tu as certaines croyances. Si tu veux comprendre le "pourquoi" de tes croyances, je te recommande de consulter un thérapeute ou psychologue dont le métier et de t'accompagner à mettre en lumière les zones d'ombres de ton histoire.


Voici un exemple : quand tu étais petit et que tu rentrais de l'école avec un 18/20, on t'a peut-être demandé : "il y en a qui ont eu plus que toi"?


Suite à cette phrase, tu as peut-être encodé que tu devais être le meilleur pour être apprécié par tes parents. Peut-être que tu as encodé que tu n'étais jamais "assez bien".


Le problème, c'est que ces programmes continuent de tourner en arrière plan de ta carte mère mentale. Le résultat : tu n'es plus un enfant, mais tu continues de croire à des choses comme "tu n'es pas capable", "tu ne mérites pas de réussir", "pour être une bonne personne il faut que tout ce que tu fais soit absolument parfait"... Tu te mets toujours beaucoup de pression, et, surtout, tu n'arrives pas à être fier de toi. Tu te rappelles de cet article sur le syndrome du bon élève.

Tu as du mal à nourrir une image positive de toi, car, même si tu réussis tes projets, même si tu as un bon job, des amis et un toit au dessus de la tête, quelque chose te répète à longueur de journée que... "Ce n'est pas suffisant". Tu n'es pas suffisant.


Ce sont ces programmes malveillants qui m'ont fait tourner en bourrique, je suis tombée dans la dépression en 2017 et j'ai mis plusieurs années à retrouver le chemin d'une estime positive de moi-même.


Prendre conscience des croyances qui te bloquent aujourd'hui


Je te partage dans cet article 5 croyances qui me bloquent encore plus ou moins aujourd'hui et qui sont issues, d'après moi, à l'éducation que j'ai reçue dans mon "rôle" de femme.


Croyance 1 : Ce que je fais bien est naturel et n'a pas de valeur


J'avais cette phrase en tête qui me disait que tout ce que je savais faire bien naturellement, c'était normal et ça n'avais donc aucune valeur. Prendre soin, comprendre les autres, faire preuve d'empathie, écrire, avoir des idées, mettre une bonne ambiance, réunir, mettre en contact, voir les qualités des personnes, être un peu rêveuse...


Comme mes compétences sont plutôt "intangibles", liées à l'humain et à la communication, je me disais que ce n'était pas "matériel", et dans un monde où la productivité est reine, qui suis-je si je ne produis rien ?


J'ai réalisé que mes compétences sont liées aux émotions, qui sont, elles, bien tangibles puisqu'elles sont littéralement PHYSIQUES. On peut les ressentir dans nos corps, qui sont eux-mêmes physiques.


C'est comme ça que j'ai transformé cette croyance en "ce que je fais bien a de la valeur".



Croyance 2 : Les mecs ne s'intéressent qu'à ça, on ne peut pas leur faire confiance


Une croyance limitante qui fout bien le bordel dans mes relations, encore actuellement. Puisque je n'imagine pas que mes homologues masculins puissent s'intéresser à autre chose qu'à "ça", il m'est impossible d'imaginer qu'un homme me trouve intéressante, compétente, capable, par exemple.


Être aimée pour qui je suis ? Impossible avec ce programme virus qui encombre mon esprit et mon coeur.


Je fais donc difficilement confiance aux hommes de ma vie, aux hommes tout court.

Ce qui me met très en colère puisque je me mets moi-même dans le rôle de quelqu'un qui doit "prouver". Prouver sa compétence, prouver sa valeur, prouver que je sais, que je suis à la hauteur.


Je suis toujours à l'affut du moindre signe qui viendrait confirmer que je me suis bien faite avoir et si l'indice ne vient pas, c'est moi qui le provoque et sabote ainsi mes relations.


Un beau bordel qui reste irrésolu pour le moment. Et c'est vrai que le sexisme quotidien sur les lieux de travail, n'aide pas à ramollir cette croyance. Affaire à suivre.


Croyance 3 : Je suis fragile et le monde est hostile, je dois donc rester bien cachée




Et oui, c'est bien connu, nous les femmes nous sommes fragiles et il faut faire bien attention, car le monde est rempli de méchantes personnes qui sont là pour nous mettre la misère et qui sont bien plus forts que nous, qui peuvent nous briser, CRAC, comme ça au gré de leurs envies.


Il vaut mieux faire profil bas. Je vis donc en mode vigilance activé H24.


En plus d'être sur le qui vive en permanence, je n'aime pas non plus mettre en avant mes idées, m'attribuer trop de mérite, on risquerait de me voir, et, ça, c'est le début de la fin. Car si on n'aime pas ce qu'on voit, je risquerais de finir toute seule, abandonnée ou rejetée, toutes les portes se fermeraient pour moi. En gros, être visible est un danger quand on pense qu'on est fragile.


Du coup, on s'efface, on n'ose pas, on évite de déranger, de demander... On ne se permet qu'une toute petite vie.


Mais nous, ce qu'on veut, c'est notre place, c'est brandir avec force nos convictions, donner vie à nos idées, c'est donner à notre puissance tout l'espace auquel elle a droit.


Oui je suis fragile mais oui, je suis forte AUSSI. Et je suis capable d'affronter le jugement des autres, les échecs, les hauts et les bas. Je n'ai pas besoin de me cacher, je peux montrer tout ce dont je suis capable, et c'est OK.


Croyance 4 : Je ne peux pas être belle et intelligente



Je parle longuement de cette croyance et de ses conséquences dans l'article suivant.

Cette croyance s'est infiltrée aussi bien dans ma vie professionnelle que dans mon rapport aux hommes. Dans la première configuration, la conséquence de cette croyance est que je ne pouvais pas me mettre en valeur de peur d'être jugée d'incompétence, ce qui est aussi un peu lié à la croyance 2 ci-dessus.


Dans la deuxième configuration, cette croyance me laisse dans un état de doute et de peur de l'abandon perpétuel. Comme je n'imagine pas une seule seconde que je puisse avoir assez d'intérêt pour que quelqu'un m'aime juste comme je suis, je me dis que je suis appréciée pour mon physique. Oui, mais, c'est horrible car cela induit que je suis remplaçable, facilement. Cela donne à chaque petite parcelle de peau en trop ou de bourrelet mal placé le poids immense de la culpabilité : si je ne fais pas d'effort, il me quittera pour une autre, plus belle, puisqu'il n'y a que ça qui compte. Et les plus belles, sont partout.

Comme tu le liras dans l'article que je te recommande plus haut, j'ai pris du recul sur cette injonction, et quel soulagement ! Mais je voulais ici montrer les conséquences de ces petites pensées, parfois inconscientes, sur la confiance en soi et sur le positionnement dans le couple.


Croyance 5 : Je dois rendre les autres heureux, sinon je suis une mauvaise personne


Magnifique croyance qui te fait bien culpabiliser dès que tu décides d'écouter tes besoins et de mettre tes limites ! Cette injonction à rendre les autres heureux t'aide aussi à passer à côté de ta vie puisque tu préfères te dévouer complètement à la volonté et au bien-être des autres, plutôt que de passer pour "la mauvaise" et que personne ne t'aime.


A l'origine du très connu syndrome du sauveur, cette tendance qui te permet de te donner de la valeur en jouant tout le temps au bon samaritain, la croyance qu'il faut être bien gentille pour être aimée a été retirée de mon disque dur il y a plusieurs années, et pourtant, j'ai encore des palpitations à chaque fois que je veux dire "non". Mais j'y crois ! Je suis très adepte de l'adage "cessez d'être gentils, soyez vrais", de Thomas d'Ansembourg.


Hé ! Parfois ça prend du temps, le changement.




La conséquence de ces croyances ? Une limite dans mon pouvoir d'action et dans l'autorisation que je me donne d'être moi-même.


Convaincue du peu de valeur et d'importance de qui je suis et de ce que je fais, j'ai passé des mois, voire des années à procrastiner mes projets et à me sentir pire que nulle.



Un cercle vicieux dont j'ai pu sortir grâce au passage à l'action, rendu possible suite à l'accompagnement en thérapie, en coaching identitaire au soutien de mes amis et de ma famille.


Dépasser une croyance ou s'en libérer, ça fait l'effet d'une nouvelle vie qui commence ! Ca ouvre le champs des possibles et ça te rend l'énergie qui était dépensée à entretenir cette croyance limitante. Tu te fous enfin la paix !


Mes inspirations du moment

si tu veux aller plus loin


C'est grâce à des lectures et à des témoignages inspirants que je prends conscience de certaines croyances que j'ai sur moi et sur l'ordre des choses. Je te partage ici quelques unes de ces ressources.


Lectures :

Réinventer l'amour - Comment le patriarcat sabote les relations hétérosexuelles, Mona Chollet, Zones.

Sorcières - La puissance invaincue des femmes, Mona Chollet, Zones.

The Cinderella Complex : Women's Hidden Fear of Independence, Colette Dowling.

Ces femmes qui pensent trop, Susan Nolen-Hoeksema


Ecoutes :

Le coeur sur la table, notamment cet épisode sur l'ingénieur et l'infirmière

Ma juste valeur, notamment cet épisode avec Lucile Quillet

Femmes puissantes avec Léa Salamé, notamment cet épisode avec Aya Nakamura


Vous avez des ressources à me partager pour creuser les croyances qui nous limitent en tant que femme afin d'exploser nos plafonds de verre internes ? Dites-le moi en commentaire.


A toi de jouer

Tu veux identifier tes croyances pour te foutre enfin la paix et commencer à te donner de la valeur ?


Rejoins-nous pour une expérience collective en décembre dans "Le Déclic". Toutes les infos sur cette page.





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