Suis-je une femme forte ?

Chaque année depuis 3 ans, je donne un cours à HEC-ULg intitulé "identifier et booster les talents de vos équipes". J'ai à coeur


Cet atelier est découpé en 4 séances de 4 heures durant lesquelles j'approfondis des notions de gestion des talents, de management, de communication et de travail en équipe.


Chaque année, les étudiants sont ravis de pouvoir découvrir leurs talents et de trouver leur place dans une équipe.


Cette année, à ma grande surprise, j'ai reçu le message suivant de la part d'un des étudiants :

J'ai donné l'image d'une femme forte... MOI ?


Je suis restée bouche bée car je n'ai pas du tout l'impression d'être une femme forte...


Des femmes fortes, j'en connais...


Des vraies femmes fortes, celles qui mènent tout de front.


Comme mes amies, qui se débattent avec un quotidien hostile, qui sont tiraillées toute la journée entre leurs envies et leurs responsabilités.


Comme ma mère, qui avec l’âge, n’a de cesse d’abattre tous les murs qui pourraient entraver sa liberté.


Comme mes rôles modèles, des journalistes, des écrivains, des artistes, qui révèlent le monde dans lequel elles vivent sans avoir peur de s’exposer, de lutter, de crier leur avis.


Mais moi, je ne suis pas une femme forte.


J’ai peur de tout et même de mon ombre.


J’ai peur de faire des erreurs, de ne servir à rien, de ne pas être à la hauteur, d’être bête et que ça finisse par se voir.


J’ai peur que mes amis ne soient pas toujours mes amis.


J’ai peur que mes parents soient tellement déçus de moi qu’ils se décident à me le dire.


J’ai peur de vieillir sans avoir rien réalisé de vraiment valable.


J’ai peur de ne jamais m’autoriser le bonheur.


J’ai peur de payer mes factures.


Parce que j’ai peur de ne pas avoir assez de clients.


J’ai même peur d’en avoir.


Et de les décevoir.


J’ai peur de tout, sauf de le dire.


Parce que, pour moi, la seule chose qui compte vraiment.


Et qui me donne un peu de courage.


C’est de décrire les émotions que je vis et qui prouvent mon passage.


C’est en parler, toute la journée, si nécessaire.


Car si le monde brûle, c’est à l’image de tous nos cœurs desséchés.

Qui n’attendent qu’une chose : un peu plus d’humanité.



Alors je parle de moi, de ce que je vis, et ce n’est rien de bien extraordinaire.


Des rêves que je crois possibles, les jours où je suis galvanisée par ma journée.


Des larmes, quand rien ne va, quand j’ai peur de devoir retourner au salariat.


Je n’ai aucun vrai problème.


Et c’est déjà trop.


Je suis capable de me noyer dans mes pensées comme dans un verre d’eau.


On me dit que j’en fais trop, que je me prends trop la tête, que je suis trop dure avec moi-même.


Mon copain me dit de me calmer, que j’en fais tout un plat alors que tout le monde vit exactement les mêmes doutes que moi.


Je devrais arrêter d’exagérer.


Cesser de faire la victime.


Alors j’obéis, je renifle bruyamment.


Je reprends contact avec cette rage qui me maintient debout malgré tout.


Et je recommence, je sors bosser, même si j’ai peur de ne pas en faire assez.


J’accompagne de nouveaux clients, j’invente de nouveaux services, je crée de nouvelles collaborations, même si j’ai peur que mes idées, mes connaissances, mes compétences, tout ça, ne soit jamais suffisant.


Je relance les clients qui sont en retard de paiement, même si j’ai peur de les déranger.


Je défends mon avis aux dîners entre amis et en famille, même si j’ai peur des tensions.


J’affronte le conflit, le regard des autres, mêmes si j’ai terriblement peur du jugement.


J’écris un nouveau livre, même si j’ai peur qu’il ne soit jamais lu par personne.


Je ne suis pas une femme forte.


Je suis terrifiée, fragile, ordinaire.


Je suis tout, son contraire, et, chaque matin, je me lève avec l’envie de réussir le défi de l’être encore plus.


Même si j’ai peur.


Peut-être que c’est ça, finalement, être forte...


Et pour toi, ça veut dire quoi être fort ?


Et si on pouvait être fragile ET fort à la fois ?


C'est le cas de toutes ces personnes qui vivent les montagnes russes des émotions, qui se prennent trop la tête et qui perdent confiance en elles.


En oubliant que le grain de folie est aussi la source de leur génie.


Si tu te reconnais dans tout ça...


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Je m'appelle Céline, je suis coach identitaire et j’ai développé ma propre méthode d'orientation professionnelle dédiée aux overthinkers qui veulent faire de leur job une expérience optimale.

J'interviens aussi en entreprise pour inspirer et accompagner la transformation des pratiques de management et de communication.

Retrouve tous mes articles sur mon blog.

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