L'école prépare-t-elle au désengagement au travail ? [DOSSIER]

Dans cet article, je parle de mon expérience en tant qu’enseignante, j’aborde les 3 mécanismes issus du parcours scolaire qui sont à l’origine du désengagement dans le milieu professionnel. La sensibilisation à l’entrepreneuriat sera-t-elle la clé pour développer la créativité, l’autonomie et la confiance en soi, les savoir-être à la base d’une motivation et d’une résilience durables ?

Le monde change, 85% des jobs de 2030 n’existeraient pas encore. En 100 ans, l’école a-t-elle suivi cette évolution des compétences clés à avoir dans un monde du travail en totale mutation ? Le parcours scolaire par son éloignement de la réalité du monde du travail ne préparerait-il pas des générations entières de futurs collaborateurs désengagés et en mal de sens au travail ?

Pendant un mois, j’ai enseigné les math à 50 étudiants de terminale dans un lycée belge (5e et 6e secondaire)


Mon plus grand constat ?


Les élèves sont démotivés, en perte de sens et totalement perdus pour leur orientation scolaire. Moi qui accompagne les cadres démotivés, en perte de sens et totalement perdus dans leur orientation professionnelle, je n’ai pu m’empêcher de faire le lien entre l’éducation et le monde de travail.


Quand le désengagement au travail concerne la majorité des actifs au niveau mondial* et que plus de la moitié des élèves du secondaire sont démotivés**, il m’a paru intéressant de me demander : en quoi le désengagement au travail est-il l’héritier direct du parcours scolaire ?


L'éducation nationale prépare-t-elle les actifs de demain à la perte de sens et au désengagement sur le marché de l'emploi ?


*90% des salariés ne sont pas engagés au niveau mondial d’après l’étude Gallup de 2017

** D’après une enquête menée par Camille, la Caisse d'allocations familiales d'UCM, près de 50% des jeunes du secondaire est en décrochage scolaire



L'enseignement, une vocation


Moi qui pensais que le challenge majeur durant cette prise de poste serait d’expliquer en quoi consiste le principe des limites à l’infini à des enfants de 17 ans qui n’ont qu’une envie : avoir plus d’abonnés grâce à leur dernière chorégraphie sur tik-tok, j’ai vite compris que le principal défi résidait ailleurs...


Le plus dur ?


  • Canaliser l’énergie et l’attention de ces adolescents surexcités et abattus par la crise sanitaire, privés de ce que la vie peut offrir de meilleur à leur âge, désabusés de ce qu’ils peuvent attendre du futur, suspendus dans un parcours scolaire déconnecté de la réalité du monde du travail.

  • Motiver ces étudiants en mal de lien, de reconnaissance et de perspective à écouter la différence entre une asymptote horizontale et oblique, apprendre à les trouver à partir d’une fonction et, surtout, à faire leurs devoirs...

D’après une enquête menée la Caisse d'allocations familiales d'UCM, près de 50% des jeunes du secondaire sont en décrochage scolaire dans le contexte actuel. Entre les cours en distanciel durant lesquels certains élèves vont jusqu’à couper le son du prof quand il tente désespérément de dispenser sa leçon et les cours en présentiel où les retrouvailles sont bruyantes et débordantes, je peux dire que les profs sont de vrais héros du quotidien !


Durant six semaines, j’ai découvert un magnifique métier plein de sens, souvent sous-estimé, dévalorisé et qui subit un manque cruel de reconnaissance et de soutien. Allô! la Terre, les enseignants éduquent les générations de demain !


Durant mes nombreuses expériences professionnelles (j’ai testé une dizaine de métiers en 8 ans), je n’ai jamais été aussi épuisée émotionnellement, car c’est une activité dans laquelle on donne tout, toute son énergie, tout son cœur, toutes ses ressources.


C’est du 200%.


Il ne s’agit pas d’allumer son PC, mais d’inspirer des vocations.

Il ne s’agit pas d’être performant, mais de donner confiance à tous, de maintenir le silence tout en encourageant à être soi-même, à garder le calme tout en stimulant les plus rapides, à donner goût à une matière qui sert à quoi déjà, à s’assurer que tout le monde reste accroché quelque part entre l’intégrale et la dérivée, mais certains ne sont jamais monté dans le train.


On se sent écartelé.


Il ne s’agit pas de motiver une équipe qui est là, car elle l’a choisi, mais de motiver à rester assis, à dire sagement oui, à réussir l’interro « mais madame moi je sais que je vais doubler déjà alors je m’en fous », « moi je suis nulle », « moi je n’ai rien compris ».


Et répéter en boucle : « tu vas y arriver » et essayer de se retenir de dire « tu n’avais qu’à écouter ».


C’est rendre confiance à des jeunes qui s’entendent dire à longueur de journée qu’ils sont nuls, qui se ramassent des échecs depuis le début de leur parcours scolaire, c’est donner espoir, tu vas voir, après, ça ira mieux.


C’est responsabiliser ceux qui ont des « problèmes de disciplines » parce qu’ils ont compris que tout ça ne rime à rien, il ne trouve pas l’aide, ni le soutien et ce système qui ne fait pas échos à ce qui se passe à l’intérieur d’eux, chez eux ne fait que creuser leur mal-être et leur désir de liberté.


Ce n’est pas un CDI, c’est une mission.



Désengagement au travail, la conséquence du modèle scolaire ?


Si vous me connaissez, vous savez que je ne suis pas du genre autoritaire ou disciplinée, j’ai dû redoubler d’efforts pour maîtriser ces ados bien décidés à me faire tourner en bourrique tout en gardant mon cap : responsabiliser et motiver.


Allais-je vraiment devoir jouer au flic, menacer, mettre dehors, interdire les téléphones, pour réussir à faire entrer un peu de matière dans le crâne de ces élèves ? Était-ce vraiment ça ma mission en tant que prof ?


Soumettre, obliger, contraindre, maintenir l’ordre... Mince, ce n’est pas à ça que je m’attendais.


C’est là que ça m’a sauté aux yeux, j’imaginais trouver des élèves désireux d’apprendre, comme c’est le cas dans mes formations à l’Université ou en entreprises.


Mais ici, c’était différent, la motivation n’y était pas.


La motivation, ce moteur qui peut rendre plus performant, plus autonome et créatif était apparemment la grande absente du programme entre probabilités conditionnelles, capitales des pays d’Afrique et travail de fin d’études sur la thématique de son choix.


Pourquoi, depuis l’école, on n’apprend pas à être motivé ?


Pourquoi il faut sévir, faire du chantage, menacer de punir, pour donner envie aux élèves d’étudier, d’apprendre !


Ce mécanisme basé exclusivement sur les contraintes externes produit des automatismes de déresponsabilisation et de perte de confiance en soi qui donneront vie, quelques années plus tard, à des individus totalement perdus quand il s’agit de prendre des initiatives, de faire preuve de leadership et d’oser être innovant.

Serait-ce prémédité ?


Voici 3 éléments majeurs que j’ai recensés dans le processus scolaire et qui mènent d’après moi au désengagement à long terme que l’on retrouve dès l’arrivée dans le monde du travail.



1. Motiver par des leviers extérieurs (extrinsèques)


Motivé à réussir le contrôle, oui ! À découvrir des nouveautés ? Non.


Dès l’école, on apprend donc aux futurs employés à redouter la plainte du chef ou à chercher sa reconnaissance (prime, remerciement, etc...), mais PAS à être curieux pour le plaisir, à développer ses compétences pour le plaisir, à avoir des idées, à proposer de nouvelles solutions...


On apprend à répondre correctement aux 3 questions, le tout en faisant le moins de bruit possible. Et basta.


Depuis l’enfance, on nous pousse à mettre de côté nos motivations intrinsèques (ce qui nous apporte naturellement de la joie et de l’enthousiasme, pour une tâche qui a du sens pour nous).


Plus tard, on ne sait pas identifier ce qui nous anime vraiment, ni comment retrouver le chemin jusqu’à ces éléments pourtant naturels. Voilà pourquoi on se retrouve avec un monde du travail en perte de sens total, tant collectivement qu’au niveau individuel.

Le fait d’être uniquement motivé par la note (le salaire ou la reconnaissance du chef en entreprise) conduit à agir de façon automatique et désintéressée plutôt que de développer son autonomie dans sa fonction et de se sentir aligné avec soi-même.



L’âne avance pour mordre la carotte. S’il n’y a pas de carotte, il reste à l’arrêt. Ce manque d’autonomie envers sa propre motivation engendre une baisse de performance : quand la carotte disparaît (manque de reconnaissance) ou ne suffit plus (niveau de salaire trop bas), l’engagement chute.


La créativité, cette capacité à imaginer des solutions innovantes (une compétence pourtant très demandée en entreprise) est également freinée puisque les personnes vont faire ce qu’on attend d’elles pour obtenir « un bon point », ni plus, ni moins.


Cette capacité de création s’active quand on a du temps, de l’envie et de la liberté pour réfléchir à quelque chose qui nous anime. Il n’y a qu’à voir la créativité dont redoublent les étudiants pour tricher (travailler en équipe) ou pour obtenir plus de visibilité sur tik-tok (partager ses créations et sa personnalité).


La motivation par des facteurs externes réduit cette envie de créativité, facteur essentiel de l’engagement et de l’autonomie.



2. La déresponsabilisation et la perte de son pouvoir d'action

« C’est pas ma faute ». « C’est tel prof qui ne m’aime pas ». « C’est tel éducateur qui ne comprend pas ».


Vous l’avez compris : c’est ceci ou cela, mais jamais moi.


Dans un système réglé au millimètre près, dans lequel on n’a qu’à s’asseoir et à respecter les règles, on a vite fait de se laisser porter par les rouages bien huilés de cette organisation protectrice.


Cette situation vous rappelle très certainement ce que vous connaissez au sein de votre entreprise. Pris en charge, nos semblables ont vite fait d’abandonner leur sens des responsabilités pour les remettre sur les bras de leur N+1.


C’est pas ma faute, c’est mon chef qui a pris cette décision.

C’est pas ma faute, c’est le prof qui fait des contrôles trop compliqués.


Adieu ma pensée critique, c’est trop fatiguant. Bye bye mon pouvoir d’action, de toute façon c’est un peu pesant.


Nous nous laissons déposséder assez facilement de notre sens des initiatives, de notre capacité à prendre des décisions et nous tirons un trait sur notre autonomie (notre liberté d’action) au profit de cette belle promesse : rien ne sera de ta faute.

Nous voilà entrés dans le cercle vicieux de la perte de pouvoir personnel et de la victimisation.


Mais si, ton échec est bien ta responsabilité : si tu ne fais que parler avec ton voisin en classe, si tu mets le son des visios en mute et si tu ne prépares pas tes devoirs, tu échoues et c’est tout.


Et, quelque chose qui m’a frappé, c’est que les étudiants, confrontés à des échecs à répétition, ne cherchent aucune solution. "C’est comme ça, je suis nul en math".


Au début, j’ai été méga choquée, j’ai pensé « qu’ils étaient vraiment de mauvaise volonté et qu’on arrive pas loin dans la vie avec cette mentalité. Mon Dieu, qu’est-ce que ça va donner ». Puis, j’ai compris : ils n’ont pas conscience qu’ils peuvent faire quelque chose. Ils ne savent pas par où commencer, quels objectifs se fixer et quelles actions mettre en place pour y arriver.


Et c’est là où l’école devrait jouer son rôle en outillant les étudiants pour trouver des solutions à l’intérieur d’eux-mêmes : quel est le but à atteindre, quelles sont les étapes pour y arriver, comment je saurais que j’ai atteint mon objectif et quand.


Plutôt de vivre l’échec comme une sentence irrévocable, l'idée est de donner accès aux ressources intérieures pour que les élèvent le voient comme l’opportunité de s’améliorer, car ils ont assez confiance pour trouver des solutions et les mettre en action.


Personne ne veut être en échec perpétuel dans sa vie et le vivre comme une fatalité, le problème, c’est que la déresponsabilisation entraîne la victimisation, une fois dans ce trou d’impuissance, on pense qu’il n’y a rien qu’on puisse faire pour en sortir, alors on creuse encore plus bas pour s’enterrer honteux.


Le problème des élèves démotivés, en échec, perdus... n’est pas qu’ils ne veulent pas, mais plutôt, qu’ils ne savent pas qu’ils peuvent ! Le rôle de l’école c’est donc bien d’autonomiser, de responsabiliser de donner accès à son pouvoir personnel.

Mais d’où naît cette déresponsabilisation ? À l’école, on nous dit quoi faire, comment faire et pour quand. Si on suit ces règles et que ça ne marche pas, on est mal vu, on est en échec. Et comme on ignore qu’on peut agir pour sortir de ce cercle vicieux, on se sent impuissant, on ne sait pas par où commencer, on ignore qu’on a le moindre pouvoir de décision sur notre existence.


Au travail, c’est pareil, si un chef est constamment là pour dire quoi et comment faire, notre cerveau commence littéralement à s’ennuyer et les performances baissent, on perd en autonomie, car on a perdu la capacité à s’organiser et à être proactif.


Le manque d’autonomie (la volonté d’effectuer librement des tâches) lié à un management trop encadrant entraîne un désengagement progressif puisque l’être humain est naturellement câblé pour tirer du plaisir dans la résolution de problème et dans le fait de donner du sens aux choses.


Oups, on ne sait plus ce qu’on veut, vous vous souvenez ? Je l’ai expliqué au point 1.


Voilà, donc maintenant que les étudiants ne sont pas motivés par autre chose que par une bonne note et que s’ils en ont une mauvaise, c’est la faute du prof qui a mal expliqué... Vous comprenez pourquoi vos employés ont vite fait de se plaindre d’un manque de sens dans leur job et de remettre tous les problèmes sur la hiérarchie et inversement. Un manque de sens total tant intérieur qu’extérieur... Et ce n’est pas tout...



3. Le conformisme et la perte de connaissance de soi


À l’école, c’est bien connu, il faut avoir la moyenne.


Il faut être bon partout et ce qu’on évalue, c’est ce que vous avez retenu.


Peu importe que ça vous intéresse, au moment du contrôle, ça se passe entre l’interro et vous.


Vous devenez une note. Vous êtes un 14, un 8, un 18... Vous avez vite fait d’associer votre valeur en tant qu’individu au chiffre tracé nonchalamment en rouge en haut de votre feuille. Cela se reflétera plus tard dans le monde du travail, au moment de recevoir votre fiche de paye. Vous êtes un numéro et voilà pourquoi vous n’avez jamais fini de demander... des augmentations !


Dans notre culture occidentale, on encourage à gommer ses failles. On est poussé à compenser les domaines dans lesquels nous ne sommes pas très bons en passant encore un peu plus de temps à essayer d’être moyens.

Tu es bon en français, mais tu ne retiens pas les dates auxquelles Napoléon a découvert l’Amérique (l’histoire, très peu pour toi), alors passe encore un peu plus de temps à essayer de t’en rappeler, tu as tout ton temps pour devenir poète.


Plutôt que d’encourager à faire encore plus ce qu’on fait déjà bien naturellement, on nous apprend le contraire.


Le très célèbre travail de l’institut Gallup, démontre pourtant que les personnes qui excellent dans ce qu’elles font dédient leur énergie et leur temps sur ce qu’elles font déjà bien naturellement : leurs talents.


Se concentrer sur ses forces permet non seulement de développer des qualités distinctives dans certains domaines, mais, en plus, il a été démontré que les personnes qui ont la possibilité de développer leurs talents au quotidien ont naturellement envie de se lever pour aller travailler.


Malheureusement, le parcours scolaire nous apprend à ignorer ces talents. Nous finissons même parfois par en perdre totalement la trace et à nous sentir comme un poisson rouge obligé de grimper à un arbre. Et après, on pense qu’on est nul.


Tu as parfois l'impression d'avancer à contrecourant ? Tu es peut-être atteint du syndrome du saumon, ce qui t'empêche de trouver ta voie.


Dans le monde professionnel, ce manque de connaissance de soi entraîne une perte de sens, un désengagement profond lié à une déconnexion entre qui nous sommes et ce que nous faisons. Ce décalage entre qui nous souhaiterions intimement être et cette vie dans laquelle nous sommes bloqués peut provoquer une brisure profonde et mener à l’épuisement.


« Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre , il passera toute sa vie à croire qu'il est stupide » - Albert Einstein


Mais l’école, ce n’est pas seulement la note, c’est aussi la peur de l’échec qui va avec.


Attention, le moindre faux pas pourrait être retenu contre vous, alors, je préfère éviter de trop marcher et de prendre le risque de me tromper. On développe une phobie de l’erreur, qui viendrait remettre en cause notre valeur d’être humain. Dans cet article, j’explique en quoi le syndrome du bon élève est dévastateur pour une carrière, car il limite la créativité, la connaissance de soi et fragilise face à l’autorité. La conséquence en entreprise ? Des collaborateurs en mal de confiance en eux, sensibles à la critique, en proie au burn-out et limités dans leur passage à l’action...


Ma volonté ? Construire la connaissance de soi et la confiance en soi dès l'école. Ici, les élèves sont ravis de découvrir leurs talents naturels durant un atelier dédié aux forces (ce n’était pas au programme, mais vous l’aurez compris, j’étais déterminée à faire à ma façon, désolée !).



L’initiation à l’entrepreneuriat en terminale (6e secondaire)


Si vous travaillez en entreprise, vous rêvez sûrement d’un monde où vos collaborateurs sont proactifs, performants et autonomes.


Ces savoir-être peuvent s’apprendre, MAIS quelques prérequis indispensables vont permettre à ces belles qualités de se développer : la liberté, la flexibilité et la responsabilisation.


Or, pour que les personnes ne se retrouvent pas complètement perdues dans un tel cadre où leur pouvoir d’action repose sur leurs épaules et pas sur un cadre qui leur dit quoi faire, voici quelques graines qui peuvent être plantées dès l’école afin de faire naître de futurs collaborateurs innovants, motivés et efficaces dans un monde en mouvement.


Ces éléments peuvent être acquis rapidement par les jeunes grâce à une initiation à l’entrepreneuriat.


"La connaissance s'acquiert par l'expérience, tout le reste n'est que de l'information" - Albert Einstein


L’entrepreneuriat est un mélange de compétences qui ne s’apprennent pas dans un livre, mais qui se vivent sur le terrain. Les apprentis entrepreneurs placés par groupe (travail en équipe) seront ainsi invités à imaginer (créativité) une offre à partir de ce qui les passionne dans la vie (connaissance de soi) et de développer une stratégie qui pourra même aller jusqu’à la concrétisation réelle ou simulée de certains projets (développer sa vision et passer à l’action).

Les éléments cités plus haut sont des composantes de la motivation, voilà pourquoi l’entrepreneuriat permettrait aux étudiants de se connecter à cette boussole intérieure pour s’orienter plus facilement et durablement dans leur futur parcours professionnel.


L’impact, une génération d’adultes autonomes dans la gestion de leurs actions et aspirations.

Les soft skills, grandes oubliées de l’éducation


Durant 6 semaines, j’ai enseigné des maths à des étudiants de terminale et ce qui m’a le plus choquée, c’est le désengagement quasi général qui m’a tout de suite renvoyée au désengagement massif que j’ai constaté dans le monde du travail.


D’après mes observations, cette démotivation générale provient de certains mécanismes auxquels nous sommes soumis dès l’école : déresponsabilisation, motivations externes (punitions/récompenses) et conformisme qui mènent à une baisse de créativité, un manque de connaissance et de confiance en soi et à une diminution du passage à l’action.


Pour permettre aux jeunes de se réconcilier avec eux-mêmes et avec le positif que le monde a à leur offrir, je suggère d’intégrer des cours dédiés à la connaissance de soi et/ou à l’entrepreneuriat afin de reconnecter aux éléments essentiels, constitutifs d’une motivation durable :


connaître ses talents, se connecter à son imagination, oser passer à l’action, travailler en équipe efficacement.

Le monde change, une étude de 2017 annonçait même que 85% des jobs de 2030 n’existent pas encore. En 100 ans, l’école a-t-elle suivi cette évolution des compétences clés à avoir dans un monde du travail en totale mutation ?


Le parcours scolaire par son éloignement de la réalité du monde du travail ne préparerait-il pas des générations entières de futurs collaborateurs désengagés et en mal de sens au travail ?


Quelles compétences veut-on vraiment transmettre aux actifs de demain ?


Quand commence-t-on ?


Atelier de mon invention organisé pour sensibiliser les étudiants à la transition entre monde scolaire et professionnel. Que peut-on trouver de positif et de négatif au travail et comment s'y préparer ? Les étudiants débattent : qu'est-ce qui est le plus important, le salaire ou l'épanouissement ?


Remerciements

Je dédie cet article à tous les étudiants qui m’ont accompagnée dans cette expérience extraordinaire. Je remercie chaleureusement Eddy et Claude pour leur bienveillance et l’ouverture d’esprit dont ils ont fait preuve à mon égard. Je transmets mes chaleureuses salutations à toute l’équipe de l’école qui m’a accueillie afin que je puisse approfondir ma connaissance de l’enseignement et de la manière dont l’école prépare au monde du travail.



Je m'appelle Céline, je suis coache certifiée pour cadres et entrepreneurs atypiques, je suis aussi consultante pour les entreprises qui souhaitent proposer une expérience optimale du travail à leurs équipes.


J'aide mes client.e.s à définir et à concrétiser des projets professionnels à leur image. J’ai développé ma propre méthode d'orientation professionnelle, découvre-là ici.


J'interviens en entreprise pour accompagner la transformation des pratiques de management healthy.